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L’association a défini trois projets transversaux pour 2017-2019 :

1. La laïcité en pratiques au Moulin Vert

L’association le Moulin Vert est une association laïque, créée en 1902, reconnue d’utilité publique en 1928. La laïcité garantit la liberté de conscience à tous. Chacun étant libre de croire ou de ne pas croire. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public.

En 2016, le Conseil d’administration a engagé bénévoles, professionnels et usagers de l’association dans l’élaboration de repères pour l’accompagnement de personnes vulnérables. Enquête, recueil d’avis et organisation de débats ont structuré cette démarche. Elle vise à aider à :

  • Prendre en considération les droits des personnes accompagnées, le respect de leur vie privée, de leur libre arbitre et de leurs convictions ;
  • Développer une laïcité qui puisse être perçue comme intégrative et non exclusive ;
  • Entendre les demandes de chacun tout en respectant le principe de laïcité et l’intérêt général.

Deux documents illustrés de situations concrètes sont parus en juin 2017.

L’un concerne les pratiques à l’adresse des personnes accompagnées.

L’autre énonce les repères associatifs concernant la pratique de la laïcité pour les collaborateurs de l’association.

Ils font l’objet d’une présentation aux équipes professionnelles et aux conseils de la vie sociale en 2017 et 2018.

Documents joints :

 

2. Le défi de l’inclusion pour tous

Nous nous attachons à traduire cette orientation de la manière la plus concrète possible dans le soutien de la citoyenneté des personnes et dans la contribution à la dynamique des territoires d’implantation. En questionner et évaluer les effets est le corolaire indispensable.

Un pas supplémentaire dans la mise en valeur de la démarche commune vient d’être franchi lors de la journée associative du 14 novembre 2017, introduite par Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, en charge des Personnes Handicapées, et soutenue par Denis Piveteau, conseiller d’Etat, auteur du rapport sur la prise en charge du handicap « Zéro sans solution » et Hervé Bizard, directeur général de l’UNREP, nos « grands témoins ».

Nous affirmions que le changement de regard des personnes en situation de vulnérabilité sur elles-mêmes et de la société sur elles était une finalité. Nous avons pu constater que les déplacements de tous ordres qu’implique une démarche inclusive (géographiques, personnels, professionnels, institutionnels) étaient source de déstabilisation mais aussi de créativité, de plaisir, de renforcement de l’estime de soi pour les personnes accompagnées et de la fierté d’exercer son métier pour les professionnels.

La force de la parole prise par les personnes accompagnées et la pertinence des expériences présentées (parmi tant d’autres) ont permis d’enrichir notre définition. Une pratique inclusive de l’action sociale et médicosociale est exigeante, elle prend en considération chaque personne et valorise sa capacité à dire, à faire, à choisir, elle privilégie la réciprocité des échanges comme condition de la vie en société.

Les grands témoins de cette journée ont confirmé que les institutions sociales et médico-sociales tenaient une place essentielle de garante de la cohésion sociale en déployant d’abord leur mission de protection au service de l’autonomie des personnes accompagnées.

Pour en savoir plus, cliquez ici

 

3. Le dossier informatisé de l’usager

Vers un système de partage d’informations interdisciplinaire (SPIID) au service des personnes accompagnées.

Le respect de la vie privée est un droit fondamental, or les ESMS doivent pour exercer leurs missions, partager des informations qui relèvent de la vie privée des personnes accompagnées.

Le partage des données permet de mettre à la disposition de plusieurs professionnels des informations utiles à la coordination et à la continuité des soins ou à l’intérêt de la personne.
Le dossier de la personne accueillie est le lieu de recueil et de conservation des informations formalisées, organisées et actualisées, utiles à la coordination et à la continuité des soins ou à l’intérêt de la personne.

Entre septembre 2016 et fin 2018, l’association déploie un outil commun qui a pour objet de garantir le droit des personnes à une information régulière et sécurisée sur les prestations qui la concernent, de fiabiliser la transmission des données, de faciliter l’organisation des établissements et services. Cet outil est le logiciel Ogyris développé par Socianova.